Le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a présenté, ce 18 décembre à Lomé, le bilan de ses activités pour l’année 2025, ainsi que les résultats de son rapport couvrant la période 2015-2025. Cette rencontre avec la presse et les partenaires a permis de faire le point sur les actions menées en faveur des victimes des violences politiques au Togo.

Pour cette année, le HCRRUN a organisé cinq sessions d’indemnisation dans trois villes du pays : une à Guérin-Kouka, trois à Lomé et une à Sotouboua. Un chiffre en légère baisse par rapport à 2024, qui avait enregistré neuf sessions. Malgré cette réduction, les résultats restent probants. Dans le cadre de la 8ᵉ étape du programme de réparation (2024-2025), 2 838 victimes ont été indemnisées, portant à 33 331 le nombre total de bénéficiaires depuis 2017.

Une attention particulière pour les enfants orphelins

Le bilan social met en exergue l’accompagnement spécifique réservé aux enfants orphelins. À ce jour, 209 enfants ont été recensés et pris en charge par l’institution, dont 183 en 2024 et 26 en 2025. Parmi eux, 119 sont des filles (57 %) et 90 des garçons (43 %), illustrant une approche inclusive et sensible au genre.

Présentant ces chiffres, la présidente du HCRRUN, Awa Nana-Daboya, s’est réjouie des progrès accomplis : « Ce bilan est d’une grande importance pour nous, car il marque la huitième année d’exercice effectif de nos activités. Aujourd’hui, près de 99,65 % des victimes expriment leur satisfaction, qu’elles soient bénéficiaires de réparations individuelles, communautaires ou mémorielles », a-t-elle souligné.

Dr Michel Kodom, directeur général d’AIMES Afrique, partenaire du HCRRUN, a salué l’engagement de l’institution : « L’accompagnement psychologique et médical est crucial, car les victimes ont subi des traumatismes profonds. Leur permettre d’accéder à des soins et à un soutien psychologique contribue réellement à leur rétablissement », a-t-il affirmé.

Maître André Sama Botcho, huissier de justice, a pour sa part rappelé le rôle des juristes dans le processus : « Dès le départ, le HCRRUN a compris l’importance des huissiers de justice. Notre mission consiste à vérifier l’identité des victimes pour garantir la transparence. Notre présence rassure les bénéficiaires et renforce la crédibilité du dispositif », a-t-il expliqué.

À travers ce bilan, le HCRRUN réaffirme sa volonté de poursuivre ses actions en faveur de la réconciliation nationale, en consolidant les acquis et en renforçant la confiance des populations dans le processus de réparation.

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Michel Djamessi

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