L’année 2025 met en lumière les profondes fragilités des systèmes de santé sur le continent africain, confrontés à des crises structurelles et humanitaires majeures. Au Nigeria, l’exode massif des soignants continue d’affaiblir le secteur sanitaire.

Environ 10 000 médecins ont quitté le pays entre 2022 et 2024, fuyant des salaires peu attractifs, des conditions de travail difficiles et des infrastructures dégradées. Cette fuite des compétences survient dans un contexte d’inflation élevée, rendant les soins inaccessibles à une large partie de la population, alors que le pays lutte contre plusieurs épidémies simultanées.

En Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau est au cœur d’une controverse éthique après l’attribution par les États-Unis d’un contrat pour tester le vaccin contre l’hépatite B chez des nouveau-nés. Des experts dénoncent une étude qui pourrait priver certains enfants d’un vaccin pourtant jugé efficace dans une zone à forte prévalence.

Plus au sud, l’Afrique du Sud fait face à des inquiétudes sanitaires à Polokwane, où des cas présumés de gastroentérite relancent le débat sur la qualité de l’eau potable.

Enfin, au Soudan, la situation est dramatique. Dans le Darfour, plus de la moitié des jeunes enfants souffrent de malnutrition aiguë, conséquence directe du conflit et des déplacements massifs.

Autant de crises qui rappellent l’urgence d’investissements durables dans la santé publique et l’accès humanitaire.

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