Le Festival « Iyé Ma rue, ma musique » revient avec des innovations pour sa 9ᵉ édition. L’événement, qui met en lumière des artistes souvent confrontés au manque d’opportunités, place cette année le dialogue intergénérationnel au cœur de sa réflexion.
« La mémoire du sacré : terre, femme et vie » est le thème choisi pour cette édition 2026. Une thématique qui traduit la volonté des organisateurs de questionner la transmission culturelle et de rendre hommage aux aînés qui ont façonné l’histoire artistique du Togo.
Dans un paysage culturel en constante évolution, la question de la mémoire occupe une place centrale dans les échanges autour de la musique. Quelle reconnaissance pour les pionniers de la scène musicale togolaise ? Quelle place pour celles et ceux qui ont transmis leur héritage à travers la voix, la guitare, la danse ou d’autres formes d’expression artistique ?
À travers ce thème, le Festival Iyé Ma rue, ma musique entend mettre en lumière une génération de précurseurs dont l’apport reste parfois méconnu auprès des jeunes artistes. Il s’agit de raviver le lien entre les générations et de rappeler que la création contemporaine repose aussi sur des héritages transmis.
Au-delà de la culture, le festival porte également un message autour de la place de la femme et du rapport à la nature. La « mémoire du sacré » se veut ainsi une invitation à repenser notre lien avec la planète et à reconnaître le rôle fondamental de la femme dans la transmission de la vie et des savoirs.
« Nous faisons partie d’un écosystème qui a du lien. Et la puissance de ce lien ne peut se révéler que lorsqu’on respecte la mémoire des personnes qui nous ont transmis la passion de la culture. Ensuite, nous sommes des êtres humains, mais nous venons dans ce monde parce que des femmes nous ont portés. C’est déjà une manière pour nous de leur donner leur place dans le travail que nous faisons. C’est pourquoi cette année, nous portons réellement un regard sur le leadership féminin à travers les industries culturelles et créatives », explique Elisabeth Apampa, promotrice du festival.
Cette édition veut également rendre hommage à la terre et à l’environnement qui entourent les sociétés humaines. Pour les organisateurs, la culture, la nature et l’existence sont intimement liées. Le festival rappelle ainsi que la scène artistique ne peut être dissociée des enjeux liés à la préservation de l’environnement et à la valorisation des identités culturelles.
Avec le concept « Femme et Musique », le Festival Iyé Ma rue, ma musique met particulièrement en avant la contribution des femmes dans les industries culturelles et créatives, confirmant son ambition de faire de la culture un espace de transmission, de reconnaissance et de dialogue entre générations.
