Bousculades, entrées bloquées, agents débordés : plusieurs soirées organisées pour les jeunes à Lomé ces dernières semaines ont fini dans la confusion, parfois avec des blessés. Le scénario se répète presque à chaque fois : trop de billets vendus par rapport à la capacité réelle du lieu, et aucune véritable organisation pour maîtriser les mouvements de foule.
Ces situations arrivent souvent les week-ends, en soirée, dans les grands espaces en plein air de la capitale, lorsque l’affluence dépasse largement ce qui avait été prévu.
Du côté des jeunes, quelques réflexes peuvent limiter les risques : arriver tôt, éviter de forcer le passage en cas de bousculade, prévenir un proche de l’endroit où l’on se trouve et, surtout, quitter les lieux si la situation devient tendue à l’entrée.
Mais les participants ne peuvent pas porter seuls cette responsabilité. Aux organisateurs de connaître la capacité réelle du site et de ne pas la dépasser avec la billetterie. Ils doivent aussi organiser les accès, prévoir des sorties suffisamment nombreuses et disposer d’un véritable dispositif de secours sur place, au-delà de la seule présence des vigiles.
Les autorités communales ont, elles aussi, leur part de responsabilité. Les contrôles doivent intervenir avant les événements : vérifier les capacités d’accueil annoncées, les conditions de sécurité et les moyens prévus pour gérer une forte affluence. Et lorsque les règles ne sont pas respectées, les sanctions doivent suivre. Sans contrôles sérieux, le risque de voir les mêmes scènes se reproduire reste entier.
La fête ne doit pas se payer au prix de la sécurité.
Épiphanie Djagni(Stagiaire)