Alors que l’intelligence artificielle (IA) s’impose de plus en plus dans les usages quotidiens et professionnels, les perceptions restent partagées au sein de la communauté universitaire.

De quoi s’agit-il ? À l’occasion de la semaine numérique au Bénin, tous les étudiants s’accordent sur un point, l’IA transforme le monde du travail. Mais cette transformation est perçue tantôt comme une opportunité, tantôt comme une menace.
• Pour Gansey Chester, étudiant en deuxième année de licence, option musée à l’École du Patrimoine Africain, l’IA n’est pas un danger imminent. « L’IA ne me fait pas si peur que ça. Dans mon domaine, je ne dirais pas que je suis menacé ». Il estime que les métiers liés au patrimoine reposent fortement sur l’expertise humaine et la sensibilité culturelle, deux dimensions difficiles à automatiser.
• Une opinion que ne partage pas entièrement Dossa Marlène, étudiante en licence 2, option site à la même école et dans le même département : « Certains pensent que l’IA peut rendre facile l’employabilité, mais je dis que non. Ce n’est pas l’IA qui va travailler à notre place. L’IA ne peut jamais remplacer l’humain ».
L’angoisse face à l’IA
Du côté du département des sciences du langage et de la communication, l’inquiétude est plus marquée.
• Ahissou Dona Benoîte, étudiante en troisième année, s’interroge sur l’impact cognitif de ces technologies. »Dans le futur, ça peut être un frein pour nous. Parce qu’on ne développe plus notre propre intelligence ». Selon elle, l’usage massif de l’IA pourrait conduire à une dépendance qui limiterait les capacités d’analyse et la créativité personnelle.
• Une inquiétude partagée par Noukpozounkou Mahouton Nicolas, étudiant en troisième année dans le même département. « Pour nos emplois futurs, je vois un obstacle. L’IA va renvoyer les gens au chômage. Prenons le cas de Photoshop, on n’a plus besoin d’aller au studio, il suffit de demander et l’IA te fait tout ».
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Toguyallah Mboguerienne, Tchad Infos, Tchad
Cet article est rédigé par l’équipe de la Rédaction Éphémère initiée à Cotonou du 17 au 22 novembre dans le cadre du projet MediAOS.