La 9ᵉ édition du Festival International du Film du Togo (FIFTO) s’est refermée ce samedi 18 avril 2026 au Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé. C’était dans une ambiance festive et empreinte de reconnaissance envers les talents du 7ᵉ art.

Après plusieurs jours de projections et des rencontres d’échanges, place a été faite le samedi à la consécration des œuvres et des acteurs qui ont marqué cette édition. Parmi les distinctions majeures, le film Silence Brisé de Aimé Kokouvi Sohlo s’est illustré en remportant la Mention spéciale du Jury, tandis que son personnage “Essénam” décroche le prix de la Meilleure Interprétation Féminine. C’est une double reconnaissance pour une œuvre qui s’est révélée forte et engagée, au dire du jury composé notamment de la réalisatrice et auteure, Hélène Bocco.

Dans la catégorie documentaire, Gagnon Logo s’impose avec « Sika Kondji » primé du meilleur film documentaire, accompagné d’un trophée et d’une enveloppe de 500 000 FCFA. Côté fiction court-métrage, « À toi l’Honneur » de Raisa Kafechina repart également avec les honneurs et une récompense équivalente.

À l’international, le prix du meilleur long-métrage fiction est attribué à « Ikian » du réalisateur burkinabè Abdoulaye Alidou Badini, qui empoche 1 000 000 de FCFA. Dans la catégorie documentaire, « La destinée d’une camionneuse » de Yssouf Koussé est distinguée.

Sur le plan national, le long-métrage « La bonne » de Nicoué Koffi Amassan s’impose également et remporte une enveloppe d’un million de francs CFA. Des mentions spéciales ont été attribuées à  » « Aného » de Joël Tchédré et à « Le village des femmes » du réalisateur Victoiren. Le Sénégal, pays invité d’honneur, et la Chine, invitée spéciale, ont reçu le Prix spécial FIFTO, saluant leur contribution à l’ouverture du festival.

Clôturant l’événement, le ministre togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a déclaré : « Le choix du thème traduit nos convictions profondes. À travers les films projetés au cours de cette édition, nous avons vu se dessiner des récits authentiques portés par des voix enracinées dans des territoires, des traditions de nos communautés. »

La 9ème édition de ce festival s’achève sur une note d’espoir, confirmant le FIFTO comme un carrefour incontournable du cinéma africain.

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