La 9e édition du Festival international du film du Togo (FIFTO) a mis le Sénégal à l’honneur en tant que pays invité spécial, le jeudi 16 avril 2026, à travers une programmation dense et riche en échanges.
Cette journée phare du festival s’est déroulée en présence du ministre togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, et d’une importante délégation sénégalaise conduite par Germain Coly, directeur de la Cinématographie et de l’Audiovisuel au ministère sénégalais de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
Dans une atmosphère empreinte de convivialité et de coopération, le Sénégal a proposé un programme mêlant cinéma, tourisme et gastronomie. Deux films ont particulièrement retenu l’attention du public : Destination Sénégal, qui met en lumière les richesses touristiques et les paysages naturels du pays, et La mémoire du manguier, une œuvre poignante explorant les réalités sociales à Dakar, entre précarité et dignité.
Au-delà des projections, cette journée s’est imposée comme un véritable espace de dialogue entre professionnels togolais et sénégalais du secteur cinématographique. Panels, discussions et rencontres ont permis d’identifier des pistes concrètes de collaboration, tout en consolidant des liens déjà existants entre les deux industries.
Prenant la parole, Germain Coly a salué le choix du Togo d’honorer son pays : « Je voudrais, au nom des autorités sénégalaises, remercier le gouvernement togolais pour avoir élevé le Sénégal au rang de pays invité d’honneur. »
Il a également insisté sur la nécessité d’une approche collective pour le développement du cinéma africain : » Personne ne peut avancer seul. Si nous voulons raconter nos histoires, les pays africains doivent unir leurs forces. »
Moment clé de cette journée, l’annonce de la finalisation prochaine d’un accord de coproduction entre le Togo et le Sénégal. Déjà stabilisé au niveau technique, ce cadre juridique devrait faciliter l’accès à des financements conjoints et contribuer à dynamiser les industries cinématographiques des deux pays.
Enfin, la question des langues locales s’est imposée comme un enjeu central des discussions. Pour les acteurs présents, leur promotion dans le cinéma est essentielle, tant pour toucher les publics africains que pour préserver l’authenticité des récits.
Entre projections, réflexions et perspectives concrètes, cette journée dédiée au Sénégal illustre pleinement l’ambition du FIFTO : faire du cinéma un levier de coopération, d’affirmation identitaire et de souveraineté culturelle.